LinkedIn entreprise : la stratégie de contenu qui fait décoller votre page B2B

Bureau moderne avec ordinateur portable affichant une interface de réseau social professionnel

Une page entreprise LinkedIn qui végète à 200 abonnés depuis trois ans. Un community manager qui poste deux communiqués corporate par mois. Un dirigeant qui se demande pourquoi le réseau ne génère aucun lead. Cette situation, on la croise dans des dizaines d’entreprises françaises chaque semaine.

LinkedIn compte aujourd’hui plus d’un milliard de membres dans le monde, dont près de 27 millions en France. C’est devenu le canal de référence pour le B2B, la marque employeur et le leadership d’opinion. Pourtant, la majorité des entreprises l’utilisent comme un panneau d’affichage de communiqués de presse. Résultat : zéro engagement, zéro retombée commerciale.

Ce guide rassemble ce qui marche vraiment en 2026 pour bâtir une stratégie de contenu LinkedIn rentable. On y aborde le choix entre page entreprise et profils personnels, les formats qui performent réellement, le fonctionnement de l’algorithme, la fréquence de publication réaliste et les leviers concrets pour transformer chaque collaborateur en relais. Avec des chiffres à l’appui et les erreurs typiques à éviter.

Pourquoi votre stratégie de contenu LinkedIn pèse plus qu’avant

LinkedIn a changé de nature ces deux dernières années. Le réseau professionnel s’est rapproché d’un média social classique, avec un fil personnalisé, des recommandations algorithmiques et une vraie consommation de contenu en scroll. Les statistiques de la plateforme parlent d’elles-mêmes : les entreprises qui publient chaque semaine obtiennent deux fois plus d’engagement que celles qui postent ponctuellement. Et les pages au profil complet récoltent 30% de vues hebdomadaires supplémentaires.

Ce qui rend LinkedIn unique en B2B, c’est la qualité de l’audience. Vos décideurs y sont, vos prospects aussi. Selon LinkedIn, 4 utilisateurs sur 5 prennent les décisions d’achat dans leur entreprise. Aucun autre réseau ne propose cette densité de buyer personas qualifiés.

Mais publier ne suffit plus. La concurrence pour la portée organique s’est durcie. Sans stratégie éditoriale claire, votre page disparaît dans le flux. Sans cadence régulière, l’algorithme vous oublie. Sans formats adaptés, vos posts plafonnent à 50 vues. Une stratégie de contenu LinkedIn pensée, c’est ce qui fait la différence entre une page fantôme et une page qui génère 30 leads qualifiés par mois.

Les bénéfices d’une approche structurée :

  • Une notoriété de marque qui s’installe auprès d’une audience B2B qualifiée
  • Un positionnement de leader d’opinion sur votre secteur
  • Une génération de leads continue, sans budget publicitaire
  • Une marque employeur qui attire les bons profils
  • Un canal de social selling pour vos commerciaux

Page entreprise ou profils personnels : choisir le bon véhicule

Le débat revient sans cesse. Faut-il publier depuis la page entreprise ou depuis le profil du dirigeant ? La réponse honnête : les deux, mais pas de la même façon.

Ce que la page entreprise fait bien

La page entreprise sert d’ancrage institutionnel. C’est elle qui apparaît quand un prospect tape le nom de votre marque dans la barre de recherche LinkedIn ou Google. Elle héberge votre vitrine officielle : description, services, équipe, offres d’emploi. Elle reste essentielle pour la marque employeur, le référencement de marque et la crédibilité face à des acheteurs grands comptes qui vérifient toujours votre présence corporate.

La page entreprise concentre aussi les outils B2B : Sales Navigator, LinkedIn Ads, suivi des employés, statistiques avancées, pages vitrines pour les filiales ou produits. Sans page, pas d’analytics avancés, pas de campagnes payantes, pas de bouton « Suivre » sur les profils de vos collaborateurs.

Ce que les profils personnels font mieux

Les chiffres sont sans appel. À audience équivalente, un profil personnel génère en moyenne 3 à 5 fois plus de portée qu’une publication identique depuis la page entreprise. L’algorithme LinkedIn favorise les interactions humaines. Un visage, un prénom, une histoire, ça engage. Un logo, ça scrolle.

Les profils personnels portent les contenus à forte charge émotionnelle ou opinion : retours d’expérience, prises de position, anecdotes terrain, coulisses. Pour renforcer votre stratégie, découvrez ces exemples inspirants de storytelling B2B.

Les profils personnels portent les contenus à forte charge émotionnelle ou opinion : retours d’expérience, prises de position, anecdotes terrain, coulisses. C’est aussi sur ces profils que se construit le leadership d’opinion sectoriel, qui rejaillit ensuite sur la marque.

La bonne articulation : 70/30

Voici une répartition qui fonctionne dans la plupart des PME B2B :

Pour diversifier votre stratégie LinkedIn, pensez aussi au contenu audio, qui peut compléter efficacement vos publications écrites.

Si vous souhaitez explorer le format audio sans investir massivement, découvrez comment créer un podcast pour votre PME ou TPE.

Type de contenuPage entrepriseProfils dirigeants/experts
Annonces officielles, communiquésOuiReprise possible
RecrutementsOuiRepartage
Études, livres blancsHébergementMise en avant
Retours clients, cas pratiquesFormat institutionnelFormat narratif
Prises de position sectoriellesRareFormat principal
Coulisses, équipe, culturePossiblePlus naturel
Tribunes, opinions, débatsNonFormat principal

L’objectif : la page entreprise publie 2 à 3 fois par semaine pour rester active, et trois à cinq collaborateurs clés relaient et amplifient depuis leur profil personnel. Cette stratégie d’ambassadeurs, baptisée employee advocacy par LinkedIn, multiplie la portée par 8 à 10 selon une étude de la plateforme.

Définir vos objectifs et votre audience cible

Définir vos objectifs et votre audience cible

Une stratégie de contenu sans objectif chiffré, c’est de la production de bruit. Avant le moindre post, mettez à plat ce que vous attendez vraiment de LinkedIn.

Cinq objectifs business possibles

  1. Notoriété de marque : faire connaître votre nom à un secteur. Métriques : impressions, abonnés, mentions
  2. Acquisition de leads : générer des contacts qualifiés. Métriques : clics vers site, formulaires, leads SQL
  3. Considération : nourrir un cycle d’achat long. Métriques : temps passé sur les contenus, partages
  4. Marque employeur : attirer les talents. Métriques : candidatures, vues offres d’emploi
  5. Fidélisation : entretenir le lien client. Métriques : engagement clients existants, taux de réponse aux DM

Choisir un objectif principal et un secondaire suffit. Vouloir tout viser, c’est diluer.

Construire votre persona LinkedIn

Le buyer persona LinkedIn diffère du persona marketing classique sur trois points : son comportement de consommation de contenu pro, ses problématiques métier verbalisables publiquement, ses sources d’influence (qui suit-il ? quels comptes ? quels groupes ?).

Pour construire le vôtre, partez de questions concrètes :

  • Quel poste exact ? Pas « DRH », mais « DRH d’ETI industrielle 200 à 500 salariés »
  • Quel secteur, quelle taille d’entreprise ?
  • Quelles douleurs métier que personne d’autre ne raconte ?
  • Quelles erreurs il fait que vous voyez tout le temps ?
  • Qui suit-il déjà sur LinkedIn ? Quel ton ces gens emploient-ils ?
  • Quels mots, quel jargon utilise-t-il ? Quels mots le rebutent ?

Une fois le persona clair, votre ligne éditoriale s’écrit presque seule.

Construire une ligne éditoriale qui résonne en B2B

Une ligne éditoriale, ce n’est pas un calendrier. C’est l’angle qui rend votre page reconnaissable au premier post. Sans angle, votre contenu se confond avec celui de tous vos concurrents.

Trouver votre angle distinctif

Posez-vous trois questions, dans cet ordre :

  1. Quel sujet votre entreprise connaît mieux que 95% du marché ?
  2. Quelle opinion contre-intuitive avez-vous sur ce sujet ?
  3. Qu’est-ce qu’aucun concurrent direct n’ose dire publiquement ?

Le croisement des trois donne votre territoire éditorial. Une ESN qui maîtrise la transformation Cloud peut prendre l’angle « pourquoi 70% des migrations échouent et ce qu’on apprend des projets ratés ». Une RH qui place des cadres peut défendre « le marché caché représente 60% des recrutements, voici comment y accéder ».

Le cadre TOFU-MOFU-BOFU

Pour structurer vos sujets, utilisez la pyramide d’achat :

  • TOFU (Top of Funnel) : tendances sectorielles, chiffres, faits divers métier. Audience large, viralité possible. 20% de vos posts.
  • MOFU (Middle of Funnel) : conseils, méthodes, comparaisons, retours d’expérience. Cœur de cible. 50% de vos posts.
  • BOFU (Bottom of Funnel) : démonstrations, cas clients chiffrés, offres, témoignages. Public chaud, prêt à acheter. 30% de vos posts.

Cette répartition équilibre portée et conversion. Trop de TOFU, vous gagnez des followers qui n’achètent jamais. Trop de BOFU, vous saturez votre audience.

Trois à cinq piliers thématiques

Au-dessus du framework TOFU-MOFU-BOFU, identifiez trois à cinq grands piliers de contenu que vous tournerez en boucle. Pour un cabinet de conseil RH, par exemple : recrutement et marché de l’emploi, management et leadership, transformation des organisations, marque employeur, droit social pratique. Cinq piliers, c’est la limite haute. Au-delà, votre page perd en lisibilité.

Les formats qui performent vraiment sur LinkedIn

Pas tous les formats se valent. Les chiffres remontés par la plateforme et les principaux outils d’analyse social média permettent de classer ce qui fonctionne en 2026.

Le carrousel : champion d’engagement actuel

Le carrousel (document PDF en mode swipe) est le format qui génère le plus d’engagement par publication en B2B. Il combine deux forces : un dwell time long (le temps passé sur le post compte massivement pour l’algorithme) et un partage facile. Format conseillé : 8 à 12 slides, format vertical 1080×1350, accroche forte en couverture, valeur pédagogique en cœur, appel à l’action discret en fin.

La vidéo native : x5 d’engagement

Selon les données LinkedIn, une vidéo génère cinq fois plus d’engagement qu’une publication statique. Une vidéo en direct (live) explose à 24 fois plus. La vidéo native, postée directement sur LinkedIn (pas un lien YouTube), bénéficie d’un boost de portée. Format recommandé : 30 à 90 secondes, vertical 9:16 ou carré 1:1, sous-titres systématiques (85% des visionnages se font sans son), accroche dans les 3 premières secondes.

Trois types de vidéos qui marchent en B2B :

  • L’expert face caméra qui partage 1 conseil concret en 60 secondes
  • L’interview de collaborateur sur un cas client réel
  • Le walkthrough d’un sujet complexe décomposé étape par étape

Le post texte long : roi du leadership d’opinion

Le post texte de 800 à 1500 caractères reste un format pilier. Bien construit, il peut atteindre des centaines de milliers de vues. La structure qui fonctionne :

  1. Une accroche en 1 ligne qui pique (avant le « voir plus »)
  2. Un retour à la ligne entre chaque idée
  3. Des phrases courtes, du concret, des chiffres
  4. Une conclusion ouverte qui appelle au commentaire

Ne sous-estimez pas la première ligne. C’est elle qui décide si votre post obtient 50 ou 50 000 vues.

Les posts avec image : performance solide

Une image bien choisie double les commentaires par rapport à un post texte seul, d’après les chiffres LinkedIn. Privilégiez les visuels avec des humains (vos collaborateurs, vos clients en situation), évitez les banques d’images génériques. Les infographies maison performent aussi très bien.

Les sondages : le format détrôné

Les sondages ont été surutilisés en 2023-2024 et leur portée a chuté en 2025. Ils restent utiles pour récolter de la donnée audience ou amorcer un débat, mais ne misez plus dessus pour la portée pure.

Les articles natifs et newsletters

Les articles longs (format blog, hébergés sur LinkedIn) et les newsletters connaissent un retour en grâce depuis fin 2025. Elles permettent de capter une audience d’abonnés notifiés à chaque parution et participent au référencement naturel de votre marque sur Google. Format intéressant pour les sujets denses ou les entreprises qui ne veulent pas créer un blog externe.

Comprendre l’algorithme LinkedIn pour gagner en portée organique

L’algorithme LinkedIn évalue chaque publication en plusieurs étapes. Connaître ces étapes change la façon dont on rédige et publie.

Phase 1 : le test initial (golden hour)

Dans les 60 à 90 minutes après publication, LinkedIn diffuse votre post à un échantillon de votre audience. Cet échantillon représente 1 à 5% de vos abonnés. L’algorithme mesure le ratio engagement/vues sur cette période.

Ce qui se passe pendant la golden hour détermine 80% de la portée finale. Un post avec un fort taux d’engagement les 90 premières minutes sera diffusé largement. Un post à faible engagement sera enterré.

Phase 2 : les signaux qui comptent

Tous les engagements ne pèsent pas pareil. Le classement (du plus fort au plus faible signal) :

  1. Commentaire long et étoffé (plus de 8 mots)
  2. Partage avec ajout de texte
  3. Sauvegarde du post
  4. Dwell time (temps passé à lire le post)
  5. Commentaire court
  6. Réaction (like, applaudissement, etc.)
  7. Partage simple
  8. Vue

Conséquence pratique : un post qui déclenche 10 commentaires longs surperformera un post avec 200 likes. Concevez vos posts pour générer du commentaire, pas du like.

Phase 3 : la diffusion en cascade

Si la phase 1 valide votre contenu, LinkedIn élargit la diffusion vers les contacts de second degré (les contacts de vos contacts qui interagissent), puis vers les communautés intéressées par vos hashtags ou centres d’intérêt. Un post viral peut tourner 3 à 7 jours, alors qu’un post moyen meurt en 24 heures.

Les pénalités à éviter

L’algorithme pénalise (parfois durement) :

  • Les liens externes dans le corps du post (mettez-les en commentaire)
  • Les posts purement promotionnels (offre, prix, « achetez »)
  • Les posts qui demandent ouvertement des likes ou partages (engagement bait)
  • Les republications successives à intervalle court
  • Les @mentions massives non justifiées
  • Les pods d’engagement détectés (réseaux d’engagement artificiel)

Et un signal devenu décisif en 2026 : le dwell time, soit le temps qu’un utilisateur passe à lire votre post. Plus votre post retient, plus l’algorithme le pousse. D’où l’intérêt des carrousels, des posts longs et des vidéos.

À quelle fréquence publier sur LinkedIn (et quand)

Question récurrente. La réponse dépend du véhicule.

Cadence pour la page entreprise

Trois publications par semaine est le sweet spot pour une PME B2B. En dessous, l’algorithme vous oublie. Au-dessus de cinq, la portée par post chute (l’algorithme ne diffuse pas deux posts du même compte à un même utilisateur dans une journée).

Pour une grande entreprise avec une équipe contenu dédiée, on peut monter à 1 post par jour ouvré, soit 5 par semaine. Au-delà, ça devient contre-productif.

Cadence pour les profils personnels

Les profils personnels supportent bien plus. Les top créateurs B2B postent 3 à 5 fois par semaine, parfois quotidiennement. Pour un dirigeant qui démarre, viser 2 posts par semaine pendant les 3 premiers mois donne déjà des résultats.

Les meilleurs moments pour publier

Les données agrégées par les principaux outils d’analyse (Hootsuite, Buffer, Swello, Sprout Social) convergent sur des plages similaires en 2026 :

JourCréneaux performants
Mardi8h-10h, 12h-13h
Mercredi8h-10h, 17h-18h
Jeudi8h-10h, 12h-13h
Vendredi8h-10h
Lundi9h-11h (correct mais moins fort)
Samedi-dimancheÀ éviter en B2B

Mais ces plages restent des moyennes. Vos statistiques natives LinkedIn vous diront mieux ce qui marche pour votre audience spécifique. Testez deux créneaux pendant un mois, comparez, ajustez.

La régularité prime sur la fréquence

Un post chaque mardi 9h pendant 6 mois bat 4 posts dans la même semaine puis 3 semaines de silence. L’algorithme valorise les comptes qui publient régulièrement, et votre audience prend l’habitude de vous lire. La cohérence vaut plus que le volume.

L’effet de levier des collaborateurs : le secret des pages qui performent

Voici la mécanique sous-utilisée que les meilleures pages B2B exploitent à fond. Vos salariés, additionnés, ont une audience LinkedIn 10 fois supérieure à votre page entreprise. Si seulement 20% d’entre eux relaient un post, sa portée est multipliée par 5 minimum.

Le programme employee advocacy en pratique

Concrètement, voici comment lancer une démarche d’employee advocacy qui ne fait pas fuir vos collaborateurs :

  1. Identifier les volontaires. Pas d’obligation. Cherchez les 5 à 10 collaborateurs déjà actifs sur LinkedIn ou curieux. Les forcer ne marche jamais.
  2. Optimiser leurs profils. Photo pro, bannière marque, titre clair, expérience à jour avec lien vers la page entreprise. Les profils complets renforcent aussi la crédibilité de la page.
  3. Donner les bons réflexes. Comment relayer (avec une phrase personnelle, jamais en copier-coller), quand commenter les posts de la page, comment écrire ses propres contenus alignés.
  4. Fournir la matière. Une fois par semaine, partagez en interne (Slack, Teams) les 2 ou 3 posts à pousser, avec 3 angles de prise de parole personnels possibles.
  5. Reconnaître la contribution. Les collaborateurs qui jouent le jeu doivent en tirer un bénéfice : visibilité, formation, valorisation interne, parfois prime.

Lien avec la marque employeur

L’employee advocacy bien menée renforce mécaniquement la marque employeur. Un candidat qui voit cinq collaborateurs parler positivement de leur quotidien aura une perception bien plus favorable que celui qui lit la page corporate seule. Cette articulation entre stratégie de contenu LinkedIn et marque employeur est devenue un standard pour les entreprises qui recrutent activement des cadres.

Cas concret : multiplication par 12

Un cabinet de conseil parisien de 80 salariés a structuré son programme d’employee advocacy en 2024. Avant : 600 vues moyennes par post sur la page entreprise. Après 6 mois (avec 22 collaborateurs actifs) : 7 200 vues moyennes. Ratio multiplié par 12. Aucun budget publicitaire ajouté.

Mesurer et ajuster votre stratégie LinkedIn

Sans mesure, on tâtonne. Avec les bonnes métriques, on optimisé.

Les métriques qui comptent vraiment

LinkedIn fournit dix-huit indicateurs natifs. Vous n’en avez besoin que de cinq pour piloter :

  • Taux d’engagement par post : (réactions + commentaires + partages) / impressions. Cible : >3% en B2B
  • Taux de clic vers le site (CTR) : si génération de leads est l’objectif. Cible : >1%
  • Croissance abonnés : pourcentage mensuel. Cible : +5 à +10% par mois en démarrage
  • Engagement par employé : combien de vos collaborateurs interagissent avec les posts page
  • Conversion sur CTA : leads issus du LinkedIn organique, mesuré côté CRM avec UTM

Le piège classique : se concentrer sur les vanity metrics (likes, abonnés bruts) au détriment des conversions. Une page à 50 000 abonnés inactifs vaut moins qu’une page à 3 000 abonnés ultra-engagés.

Le rituel d’analyse mensuel

Une fois par mois, bloquez 90 minutes pour :

  1. Lister les 3 posts les plus performants du mois (en engagement et clics)
  2. Lister les 3 posts les moins performants
  3. Identifier les patterns : sujet, format, jour, ton, longueur
  4. Définir 2 actions correctives pour le mois suivant

Sans ce rituel, vous reproduisez les mêmes erreurs.

Les outils complémentaires utiles

LinkedIn Analytics natif suffit pour 80% des besoins. Pour aller plus loin :

  • Shield Analytics : analyse fine des profils personnels, particulièrement utile pour les dirigeants
  • Hootsuite ou Buffer : programmation et tableau de bord multi-comptes
  • Sales Navigator : si vos commerciaux font du social selling actif
  • LinkedIn Ads : pour booster ponctuellement un contenu organique qui marche déjà

Erreurs fréquentes à éviter sur LinkedIn entreprise

Certaines erreurs sabotent une stratégie de contenu LinkedIn même quand le reste est bien fait. Les voici, dans l’ordre de fréquence.

Le ton corporate stérile

Communiqués de presse, langage de bureau d’études, « nous sommes fiers de… « , « nous avons le plaisir d’annoncer ». Ce ton tue l’engagement. LinkedIn récompense l’humain, le concret, l’opinion. Écrivez comme vous parlez à un client en rendez-vous, pas comme un rapport annuel.

Le post fourre-tout

Trop d’idées dans un seul post = aucun message retenu. Une idée par publication. Si vous avez trois sujets, faites trois posts.

L’absence totale de hooks

Les trois premières lignes décident de tout. Si elles disent « Nous sommes ravis de vous présenter notre nouveau livre blanc », personne ne cliquera « voir plus ». Travaillez vos accroches : question, chiffre choc, contre-pied, anecdote.

Mettre les liens dans le post

LinkedIn diminue la portée des posts qui sortent les utilisateurs de la plateforme. Mettez votre lien en premier commentaire, pas dans le corps. Vous gagnerez 30 à 50% de portée.

Publier puis disparaître

Vous postez à 8h, vous ne revenez pas avant 18h. Pendant 10 heures, vos commentateurs n’ont pas de réponse, l’algorithme constate l’absence d’interaction et étouffe la diffusion. Dans les 2 heures suivant la publication, restez disponible pour répondre. C’est ce qui fait monter la portée.

Négliger la régularité

Trois mois enthousiastes puis rien pendant six mois. C’est le pattern le plus fréquent et le plus destructeur. Mieux vaut deux posts par semaine pendant un an que dix posts pendant un mois.

Confondre LinkedIn et Facebook

Mêmes, blagues internes, photos de soirée d’entreprise : LinkedIn n’est pas Facebook. Le ton reste professionnel, même quand on humanise. Les posts trop personnels (problèmes intimes, prises de position politiques) divisent l’audience plus qu’ils ne fédèrent.

Acheter des abonnés

Abonnés fantômes = baisse du taux d’engagement = portée organique ruinée. L’algorithme repère ces déséquilibres et pénalise. Construisez votre audience à la main, c’est plus long, mais ça paie.

Questions fréquentes sur la stratégie de contenu LinkedIn

Combien de temps avant de voir des résultats sur une stratégie LinkedIn ?

Comptez 3 à 6 mois pour observer les premières retombées tangibles (croissance d’abonnés réguliers, premiers leads, engagement qui se stabilise au-dessus de 3%). Les pages qui voient des résultats en 2 semaines sont l’exception, pas la règle. La régularité fait toute la différence sur ce type d’horizon.

Faut-il poster les week-ends sur LinkedIn ?

En B2B, la réponse est non. Le samedi et le dimanche, la consommation LinkedIn chute de 60 à 70%. Mieux vaut concentrer vos efforts sur le mardi-mercredi-jeudi matin, périodes de pic. Pour certaines audiences spécifiques (dirigeants qui rattrapent leur fil le dimanche soir), le test peut valoir le coup, mais ça reste marginal.

Combien de hashtags utiliser sur LinkedIn ?

Trois à cinq hashtags par post, pas plus. Un mélange d’un hashtag large (#management, #b2b), d’un hashtag de niche (#transformation digitale industrie), et éventuellement un hashtag de marque (#votremarque). Au-delà de cinq, la portée diminue.

Qui doit gérer la page entreprise LinkedIn d’une PME ?

Idéalement, une personne dédiée ou semi-dédiée (chargé de communication, marketing manager) avec validation occasionnelle de la direction. Si la page tourne par tour de rôle entre cinq personnes, le ton devient incohérent et la qualité chute. Une seule plume garantit la cohérence éditoriale.

Faut-il payer LinkedIn Ads pour réussir sa stratégie ?

Non, pas obligatoirement. Une stratégie 100% organique bien menée peut générer des résultats solides en B2B. LinkedIn Ads devient pertinent quand vous avez identifié un contenu qui performe en organique et que vous voulez l’amplifier vers une cible précise. Démarrer par les Ads sans avoir maîtrisé l’organique, c’est gaspiller du budget.

Page entreprise ou pages vitrines pour mes différentes activités ?

Si vos activités s’adressent à des audiences B2B très différentes (ex : un groupe qui propose à la fois du SaaS RH et du conseil financier), créer des pages vitrines distinctes liées à la page mère permet de spécialiser le ton et le contenu. Pour une PME mono-produit, restez sur la page principale uniquement.

Comment relancer une page LinkedIn endormie depuis 2 ans ?

Trois étapes. Un, repartez sur les fondamentaux (logo, bannière à jour, présentation réécrite, équipe taggée). Deux, postez quotidiennement pendant 30 jours pour réveiller l’algorithme et signaler que la page est revenue. Trois, mobilisez immédiatement vos collaborateurs pour relayer chaque post les premières semaines. Comptez 60 à 90 jours pour retrouver une portée correcte.

Quel budget temps prévoir pour une stratégie LinkedIn sérieuse ?

Pour une PME qui veut tenir 3 posts par semaine + employee advocacy + analyse mensuelle, comptez 8 à 12 heures par semaine côté équipe communication, plus 1 à 2 heures par collaborateur impliqué dans le programme advocacy. C’est un investissement, mais bien moins que celui d’une campagne SEA équivalente en termes de leads générés.

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